Annata N.4 (2011)

Agostina Zecca Laterza
Giuseppe Amiconi incisore dello Stabat Mater di Boccherini.
Note d'archivio

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A Monsieur Sièber, père.
Editeur de musique

Rue Honoré n° 85, in Paris

Madrid, le 24 Août [1801]
J'ai reçu, non sans de désagréables contestations, les mille lires pour les quatuors que vous connaissez, et de tout ceci j'ai eu le plaisir de vous avertir dans mes lettres du 8 octobre et du 20 novembre de l'an passé : à la date du premier décembre, je vous ai écrit encore en vous remettant l'acte de cession de cette œuvre, le quel demeure enregistré ici en cette Ambassade de France, selon l'usage. Enfin, je vous ai écrit de nouveau le 5 février de cette année, et je n'ai reçu aucune réponse à ces différentes lettres, ce qui me cause beaucoup d'étonnement, étant sûr et certain qu'au moins deux de celles-ci ont été remises entre vos mains ; M. Ferino de Paris l'a écrit à son correspondant, mon ami, M. Vincent Salucci à Madrid.
Quoi qu'il en soit, je ne suis nullement coupable du retard qui en est résulté : l'œuvre des Quatuors est ici en ma possession avec le Stabat Mater : je les remettrai à la personne qui sera chargée de me payer les 600 lires pour cette dernière œuvre, étant donné que, je le répète, la première m'a été soldée.
J'en viens maintenant à vous indiquer le moyen le plus rapide pour le paiement et l'expédition des œuvres, qui par viendront aussitôt entre vos mains ; et il se réduit simplement à ce que vous donniez des ordres à M. Ferino de Paris de faire payer ici à M. Vincent Salucci les sommes nécessaires, avec l'ordre de Ferino de recevoir de moi les œuvres et de expédier à Paris, et vous serez aussitôt servi...1

Il 24 agosto 1801 Boccherini si lamenta con Sieber per non aver mai ricevuto risposta a quattro sue lettere datate 8 ottobre, 20 novembre e 1° dicembre 1800 e 5 febbraio 1801.
Delle ultime due la prima presumeva almeno un atto di "ricevimento" da parte di Sieber, in quanto vi era accluso l'atto di cessione dei Quartetti op. 60, di cui aveva giĂ  ricevuto il compenso; anche se la musica era ancora presso di lui insieme a quella dello Stabat Mater che avrebbe consegnato a chi gli avesse portato le 600 lires promesse.
Boccherini è sicuro che l'editore abbia ricevuto almeno due delle quattro lettere: così infatti gli ha riferito il suo «amico» Vincenzo Salucci, 2 a sua volta informato da Ferino.


1 louis picquot, Notice Sur la Vie et les Ouvrages de Luigi Boccherini, Suivie du Catalogue Raisonné de Toutes Ses Uvres, Tant Publiées Qu'inédites [...], Paris, Philipp, Editeur de musique, Boulevard des Italiens, 19 et chez les Principaux Marchands de Musique, 1851.

2 «Vicente Saiucci y Cia. Origine: Livorno, dove il padre ha un cantiere. La ditta incorre in un problema con il governo spagnolo per alcune sue barche. Vicente arriva a Madrid nel 1785. Dal 1788, risolti i problemi della ditta, apre in rua Pedro Lavina un'attività commerciale che tratta l'importazione di carni salate (salumi) dalla Toscana. La ditta fallisce (bancarotta) nel 1805» (Record 1 in ABE Archivo del Banco de España, Madrid). In teresa tortella, A Guide to Sources of Information on Foreign Investment in Spain 1787-1914, Amsterdam, Published for the Section of Business and Labour Archives of the International Council on Archives by the International Institute of Social History, 2000.

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